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cinéma - Page 2

  • GARDEN STATE, LA GENERATION 2000

     

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    Dans DVD Party, notre nouvelle rubrique, je vous ferai découvrir de vraies pépites, que vous pourrez à votre tour savourer soit en vidéo club, VOD, .. Le but est de revenir sur des films que j’ai adorés, et sur de vraies et heureuses découvertes. Et comme je n’ai pas toujours le temps de voir tous les films qui sortent, il y aura aussi des avis sur des films plus récents. Cette semaine, une belle découverte : GARDEN STATE. La BO est magnifique. Un petit film de rien du tout a priori, mais qui révèle de vraies richesses.

     

    Ah les films, c’est une bonne partie de ma vie. Je les vois, les revois, ai mes films fétiches, mes « films kleenex » (ben non pas ceux qu’on jette), mes petites comédies romantiques américaines (ben quoi suis une fille), les « Romcom » comme disent les américains. Voir un film c’est entrer dans la tête d’un réalisateur, et dans le cœur des acteurs. Savourer un film, sur son fauteuil rouge ou dans son salon, c’est se donner l’occasion de sonder l’âme humaine, et ce qu’elle sait faire de mieux, créer. Le cinéma le 7ème art, oui. Je le considère comme tel. Alors il a une vraie place dans ce blog, qui fonctionne en mode ouvert.

     

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    GARDEN STATE Le pitch :

    garden state,frou frou,zach braff,cinéma,nathalie portmanAndrew Largeman (Zach Braff , le visage d’une génération), surnommé « Large », est plombé par les médocs et tente désespérément de percer en tant qu’acteur dans un Los Angeles bien loin de son New Jersey natal. Sa mère paraplégique décède, et il revient neuf ans plus tard dans la maison familiale, affronte son père et retrouve es amis d’enfance. Privé malencontreusement de ses antidépresseurs, il se retrouve face à lui-même. Ouvrant les yeux sur la vraie vie, il rencontre Samantha (Nathalie Portman lumineuse), aussi vivante, effrontée, belle qu’étrange. Peu à peu Andrew sort du silence des agneaux pour enfin se redonner la parole, une place auprès des autres et ouvrir son cœur.

     


     

    Styl is Tika aime :

    GARDEN STATE  (le petit nom donné à l’Etat du New Jersey) est un film est très bien écrit, réalisé et  interprété par Zach Braff (héro de la série US Scrubs), avec des plans très soignés, et surtout une BO extra, bref un petit trésor sous des allures de film pour jeunes adultes. Il a eu un succès incroyable aux USA lors de sa sortie. Peut-être que sa qualité est d'être un film intimiste où l'auteur se livre , se soigne, un film signature. La mort, la relation à l’autre, à soi, les non-dits, la dérive médicale, la drogue, toutes les drogues, la relation au père, la redécouverte de soi, la renaissance, la quête identitaire, le travail, la réussite professionnelle, l’amour, sont la colonne vertébrale du film. C’est un film dit générationnel : avoir 20 ans en 2004, c’est quoi ? On reste scotché aux yeux de Sam et d’Andrew, et on passe en mode « relecture de sa vie ». D’où le questionnement : est-ce que je suis vraiment acteur de ma vie ? Est-ce que je sens la vie et profite ? Ce que je crois à propos de moi peut-il  être entièrement faux (autrement dit les croyances limitantes) ? Bon, les réponses, vous les aurez sans doute dans les dossiers de Psychologie magazine, n’empêche, à question simple, voici un film qui donnent des réponses très nuancées et très bien construites, doublé d’une Love Story moderne et fraîche.  

     


     

    La BO :

    GARDEN STATE, c’est apparemment une Bo très connue, où l’on redécouvre des artistes anglais comme  The Shins, Colin Hay, Coldplay, et surtout Frou frou dont le titre Let go, tout en nuance est un pur régal.

     


     

    The Shins, alias James Mercer, écoutez New slang (vidéo ci-dessous)

     

     

     

    Frou Frou - Groupe composé de  Imogène Heap et Guy Sigsworth : Une voix androgyne et hors du temps, écoutez : Let Go, Hear me out, Breathe in, Must be dreaming

     


     

    Si vous êtes en forme linguistique, regardez ce que je viens de trouver sur youtube, Imogene Heap interviewée par Zach Braff himself , et chantant live Let go, MA-GNI-FI-QUE !

     

     

    Crédits photos : allocine.fr

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  • EXCELLENTE ANNEE 2011 !

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    A VOUS TOUS TRES CHERS ET FIDELES LECTEURS,

    UNE EXCELLENTE ANNEE 2011

    DU STYLE, DE L'ACTION, DU CHARME, DE L'HUMANITE

    ET DE LA CULTURE !

     

     et plein de bonnes pièces de théâtre, de séances de cinéma et d'art, pour vous mettre de bonne humeur, vous ressourcer et distribuer encore plus de bonheur autour de vous..

    Rendez-vous sur Styl is Tika !

    A RELIRE, une pensée fondatrice du blog "Au théâtre on fait la sortie des artistes, au cinéma, on prend la sortie de secours !"

     http://stylistika.hautetfort.com/archive/2010/09/18/prendrez-vous-un-billet-ou-un-ticket.html

     (Direction artistique, collection de tickets, goût des couleurs : Tika)

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  • TAMARA DREWE, OU L'AMOUR VACHE !

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    Tamara Drewe, vue par Stephen Frears, c’est une brise britannique qui vous caresse la joue au levé du soleil sur un champ de vaches, un matin d’été, un tourbillon de neige dans les cheveux, un soir d’hiver sous le porche d’une vieille grange, un nouveau genre cinématographique : le western anglais.

     

    « Plus le short est court, plus l’été sera long », telle est la devise de Tamara Drewe ! Oui, cette cowgirl en mini short en fait tourner des têtes dans un petit village anglais. Journaliste people londonienne, elle y revient pour régler quelques affaires familiales, et les cerveaux masculins voisins n’en finissent pas d’entrer en ébullition. Des cerveaux d’écrivains anglais en mal d’inspiration réfugiés dans un cottage, du cowboy anglais traversant un champ torse nu, d’un rocker ignare et qui chante faux. Les losers, les intello, les sexy, les frustrés, les jeunes, les vieux, tous sont des proies potentiels. L’été est interminable quand Tamara est là, tout comme les jambes de son interprète, Gemma Arterton, beauté fatale, qui fait des liaisons dangereuses un art de vivre !

    Stephen Frears s’en donne à cœur joie, Tamara est un concentré de tout ce qui est dangereux : les shorts, le rimmel, les mots, les e-mails. C'est une Amélie Poulain version trash, perdue dans un western insulaire..

    Tamara Drewe, jeune héroïne anglaise de la Bande Dessinée du même nom a été créée par Posy Simmonds. Inconnue en France, cette dernière est une star dans son pays. Le casting a été particulièrement soigné afin de coller au plus près aux personnages. Il n’y a qu’à regarder de plus près la BD pour constater que tout est fidèle. Mentions spéciales à : Jessika Barden, et Charlotte Christie, les deux adolescentes nourries de presse people, pestes de leur état, tordues à souhait et hilarantes, à Tamsin Greig, l’épouse soumise de l’écrivain à succès, qui sous ses scones fraîchement sortis du four répand la crème du désespoir comme personne mais sait aussi garder la tête froide, Bill Camp, l’écrivain loser et  lâche qui aime les gâteaux, sait écouter aux portes et ramasser les pots cassés.

     

    Tamara, c’est l’amour vache dans tous les sens du terme, trahison, vacheries en tous genre, comédie, satire, drame, Stephen Frears s’amuse et nous aussi. Tamara se déguste comme le thé, tantôt chaud tantôt glacé, et c’est le coup de cœur de l’été !

     

    Les préférences british de Tika : Les liaisons dangereuses de Stephen Frears, l’humour anglais, bien noir, corsé, limite absurde, les scones à la confiture, le thé à 17 heures, les séries telles Smack the pony, Absolutely Fabulous, Les monty Python, Mr Bean, The Vicar of Dibley, la prose de Jane Austen,Agatha Christie, les films :Le journal de Bridget Jones, Quattre mariages et un enterrement, les James Bond(période Goldfinger), Retour à Howards End, Raison et sentiments, des acteurs :  Christin Scott Thomas, Peter Sellers, Ewan Mc Gregor, John Cleese, Clive Owen, Kate Winslet, Colin Firth, Ralph Fiennes, ..

    A lire  : la critique de Jaques Mandelbaum dans Le Monde .fr

    Plus d'infos : Stephen Frears sur Wikipedia

    Crédit photo : actu-film.com

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  • Le bruit des glaçons, ça freeze la mort !

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    Dans un chaud froid réjouissant, Bertrand Blier est de retour, et se renouvelle. Il a de la bouteille et ça se voit ! Le bruit des glaçons, c’est deux mesures de dérision, une dernière de vérité humaine, le tout « shaké » en mode désillusion. Le bruit des glaçons normalement associé aux festivités est ici synonyme de la longue dégradation d’un homme fâché avec la vie. La mort va donc frapper à sa porte, et le surprendre.

    Un jour, on ouvre sa porte à la maladie. On ne sait pas pourquoi. Ici c’est une tumeur qui sonne. On résiste, on fuit, on se bat, mais elle s’incruste. C’est Albert Dupontel et grand forme lui aussi, et bien trop rare au cinéma, qui se charge de donner à la tumeur un tempo, un souffle humanisé, un bruit dans l’oreille d’un Jean Dujardin, écrivain désenchanté, à qui le Goncourt a souri, mais dont l’inspiration trop arrosée, a fait fuir femme et enfant. Le décor est planté non pas en studio, mais dans une villa du sud de la France, isolée, fermée. Le huit clos douzième degré peut démarrer, et il ne nous déçoit pas, tout en finesse, de beaux dialogues, une interprétation parfaite, le nouveau duo du cinéma français fonctionne. Ce nouveau cocktail, décapant, c’est les « Du-Du », pour Dujardin et Dupontel. Nous ne sommes pas proches des De-De (Depardieu et Dewaere), mais on n’en est pas si loin que ça. Les valseuses planent, il y a comme une odeur de Buffet froid, et les Combien je t’aime fusent. Aucune comparaison n’est possible avec le Blier des années 70, et 80. Mais cette sauce là a du corps, et un petit fond de blanc, qui nous empêche de broyer du noir pendant une heure de demie. On ne sent pas la maladie, on la visite !

    Ici on donne dans l’efficacité, Albert Dupontel, tel un ressort désopilant, et presque trop vivant se livre à un corps à corps avec sa proie. En costume trois pièces, hirsute, il est l’énergie alors que Jean vise le mou, le triste. Cela dit, les deux protagonistes se déshabillant et finissant en caleçon frôlent une égalité virile remarquable! Et on ne vous dit rien sur tout ce qui se passe dans le lit..

    Pas une minute de répit pour cette victime d’une tumeur maligne qui ne pense qu’à libérer ses métastases et bien faire son travail. Que nous reste-t-il quand la maladie nous ronge ? L’amour, la famille, un dernier combat ? L’amour c’est Louisa, interprétée par la formidable Anne Alvaro*, on est très loin du cliché sexy habituel de la bonne. Ici tout est maturité, dévotion, sentiments secrets et regards en biais. Louisa sera la rémission sentimentale, et s’opposera de toutes ses forces à la mort. On ne vous dit rien sur la bataille. La famille c’est un fils (Emile Berling), qui revient embrasser un père pour la dernière fois, le dernier combat, c’est tordre le cou à la tumeur, et au destin.

    Nous voici à l’opposé d’une Rencontre avec Joe Black, où Brad Pitt poursuit Antony Hopkins, et manie la crise cardiaque mieux que personne, exhibant un regard d’ange, et seulement. Nous sommes dans une fable où les vérités sont toutes bonnes à dire et où la tumeur n’est pas celle qu’on croit. Quant à Jean Dujardin, la mort lui va si bien !

     

    Les phrases qui tuent :

    « C’est très bien de tuer des gens, moi par exemple, imaginez si je reste vivant, qu’est ce que je vais devenir, un vieux connard, un trou du cul, bon pour l’Académie ! »

    « Des emmerdes oui, mais pas toutes les emmerdes ! »

    « Parlez poliment sinon je vous fais un pancréas, c’est très rapide un pancréas ! »

     

    Un petit concours de titre ?

    Saluons au passage le titre de la critique de Thomas Sotinel dans Le Monde :

     « Le bruit des glaçons, plus oportun, tumeur » 

     

    Commençons :   

    Le bruit des glaçons : un chaud froid irrésistible 

    Le bruit des glaçons : plus fatal, tumeur

    Le bruit des glaçons : la mort cul sec

    Le bruit des glaçons : ça refroidit

    Le bruit des glaçons : tumeur ou pas ?

    Chers internautes d’autres titres à proposer ? A vous de jouer.

     

    Le bruit des glaçons, de Betrand Blier

    Avec Jean Dujardin, Albert Dupontel, Anne Alvaro, Myriam Boyer, Emile Berling, Audrey Dana

     

    * Souvenez-vous de Anne Alvaro, actrice de théâtre et de cinéma. Bel hommage à cet immense talent fait par Biler. Anne Alvaro, c’est la délicate et profonde prof d’anglais de Jean Pierre Bacri dans Le goût des autres de Agnès Jaoui.

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  • ENSEMBLE C'EST DUR DUR !


    En savoir plus: http://www.cinemovies.fr

    Ensemble c'est trop, le dernier film de Léa Fazer, c'est un moment de théâtre au cinéma, un rythme endiablé et vaudevillesque, une distribution haut de gamme, et l'histoire d'une rupture comme les autres, jouée par des acteurs pas comme les autres! Cette "réprésentation filmée" sonne comme un bon refrain qui reste longtemps en mémoire. Oui, la mélodie jouée ici par Jocelyn Quivrin est si juste que l'on ne peut qu'être ému par son excellent jeu, guidant cette dernière performance. Le film lui est dédié. Ensemble c'est trop, ça ne vous rappelle rien? Ensemble c'est tout, d'Anna Galvada? Oui, les hommages parodiques pleuvent dans cette comédie où les générations se heurtent se fond d'adultère non assumé. On y retrouve une scène mémorable chez le vétérinaire, digne d'un Blake Edwards, un chien volé à Mary à tout prix, des portes qui claquent, ou servent de paravent, telles les premiers rôles d'un vaudeville. Marie-France (Nathalie Baye) est trompée par Henri (Piere Arditi), qui a mis enceinte sa maîtresse ! Elle part vivre chez son fils Sébastien (J. Quivrin) et sa femme Clémentine (Aïssa Maïga), couple moderne et sage qui va être perturbé par la nouvelle crise d'adolescence de Marie-France. C'est pétillant, on ne s'ennuie pas une seconde dans cette confrontation des générations menée tambour battant. Mention spéciale à Pierre Ariditi qui porte l'adultère comme une veste, et qui sait la retourner toujours avec la même délicatesse !

    Ensemble c'est trop, un film de Léa Fazer, avec Pierre Arditi, Nathalie Baye, Jocelyn Quivrin, Aïssa Maïga, Jacques Weber, Eric Cantona, et laurent Lafitte ! A également réalisé Notre univers impitoyable.

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