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cinéma - Page 4

  • DIVORCES AU CINEMA, UNE OPERATION TONNERRE

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    Mariages  : "L'amour est aveugle, le mariage lui rend la vue"
    5 ans plus tard, Divorces  :
    "Le mariage est aveugle, le divorce lui rend la vue"   

    Synopsis officiel : Valentine et Alex sont mariés, et travaillent en duo en tant qu’avocats spécialistes des affaires familiales. Ils prônent le divorce à l’amiable et la garde partagée. Jusqu’au jour où leur couple vole en éclat pour une banale histoire d’adultère...

    Critique : Valérie Guignabodet nous a habitué à des films étranges, axés sur l’humain et ses incertitudes, la relation amoureuse et ses remises en question. Mixant Kramer contre Kramer et La guerre des Roses, elle nous emmène ici visiter le pays des Divorces, suite curieuse et très XXIème siècle de Mariages, sorti en 2004, avec Jean Dujardin et Mathilde Seigner. François-Xavier Demaison est juste, en mari bedonnant devenant banal pour cause d’usure interne, Pascale Arbillot est absolument époustouflante en femme décisionnaire et ulcérée. Ce film est plus un documentaire acerbe sur le divorce et son quotidien version grand format, plutôt qu’une comédie douce-amère. Des critiques lui reprochent de verser dans les clichés, et de jouer dans la catégorie série TV. De grâce, allons plus loin. Il s’agit d’un « reportage sur le vif », et en tant que tel, il est très réussi (quelques scènes déclanchent de véritables crises de fou rire dans la salle !). N’oublions pas que Divorces est au pluriel. Il s’agit ici de nous présenter ses différents visages. Et  tout y passe, le couple, l’amitié, le travail, les enfants, même le chien. Le film est en fait un véritable antidote contre les divorces de la vie ! Ce « film reportage », certes présenté comme un grand vaudeville où chacun épuise les situations dramatiques par des claquages de portes comiques, nous fait rire, mais il donne aussi froid dans le dos, et nous frappe par sa vérité crue. Il mériterait bien un débat télévisé.. Pourquoi ? Parce qu’il ausculte le divorce de l’intérieur, en nous livrant sans concession ses tragédies. L’habillage comique ne sert qu’à mieux nous questionner. Pour les couples en perdition : sommes-nous réellement prêts à divorcer, et à demeurer un couple parental (question trop souvent éludée par les couples)? Pour les couple heureux : réjouissons nous d’être loin de tout ça, et rions ensemble ! Pour les amis : en cas de besoin, que ferait cet ami pour moi ? Est-il un ami vrai? Au travail : suis-je vraiment heureux ?

    Quand le venin de la rupture pique votre couple, allez donc voir Divorces. Deux options s’offriront à vous : aller consulter un avocat et vous faire définitivement vacciner, aller consulter un avocat et envenimer la situation.. à vos risques et périls..

     

    « Ah ! On parle des liens du mariage ! Mais les liens du divorce sont encore plus indissolubles » Alfred Capus

     

    Nous devons à Valérie Guignabodet  les films : Monique, Mariages, Danse avec lui, et Divorces. Elle a aussi travaillé sur les séries L’instit et Avocats et associés, d'où certaines facilités..

     

     

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  • GOOD MORNING ENGLAND EN DVD !

    affiche radio rock.jpgNotons la sortie en DVD de GOOD MORNING ENGLAND,

    titre original THE BOAT THAT ROCKED (bien meilleur !),

    un des gros coups de coeur ciné 2009 de Tika !

     

    N’hésitez pas une seule seconde et courrez l’acheter. Préférez une projection version  home ciné, mais si ce n’est pas le cas, montez le son !

     

    De : Richard Curtis

    Avec : Rhys Ifans, Kenneth Brannagh, Philip Seymour Hoffman, Bill Nighy, Nick Frost

    Synopsis : Nous sommes en 1966, et des millions de personnes écoutent une poignée d’hommes perdus en mer du nord… sur un bateau. C’est la grande histoire d’une radio pirate pas comme les autres !

     

     

     

    Savourez à nouveau ou découvrez mon post « CARGO DE NUIT »

    du 07.06.09, rubrique Tika fait son cinéma.

    Le film qui vous fait oublier vos soucis, et vous fait sourire à la vie !

     

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  • BERNARD RAPP NOUS MANQUE..

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    Bernard Rapp, ce grand homme cultivé et si charmant est parti le 17 août 2006, qui s’en souvient ? Moi.. et je voudrais lui rendre hommage à travers ce poème et ce texte que j’ai écris en mars 2006. Un homme merveilleux que la vie a écarté de moi, alors que nous étions en train de faire connaissance..

    Ce post est long, mais c’est l’été, et nous avons le temps de lire. Plus qu’une chronique c’est une nouvelle..

     

    Bernard Rapp, l’homme au pas lent

    Je regarde l’homme au pas lent

     Se déplacer sans faire semblant

    Son manteau bleu marine suit son rythme

    Pas blasé il en fait un hymne

    Il cultive le mouvement

    L’homme n’a plus le pas pressé

    Qu’ont les jeunes de vouloir tout tenter

    Quand il se tient devant vous

    Il vous découvre du regard plus qu’il ne vous regarde

    Il passe du temps sans vous juger

    Mais à vous parler, il tarde

    Et quand le mot vient vous piquer

    On s’étonne de la volupté du timbre

    Que l’on connaissait pourtant par cœur

    On entre dans la mélodie du bonheur

     

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    Une fois, je croise son pas, nonchalant, deux fois, je caresse sa silhouette, lointaine, trois, quatre, des dizaines de fois, je le vois. Je sais une chose aujourd’hui : je ne sais pas ce qu’est le destin, mais il me fait croiser sa route, pour un rien. A chaque fois c’est un bonjour qui en dit long. C’est une présence chaque semaine. Un homme qui vit à côté de moi. Avec qui je partage une habitude de vie. 

    Alors les mots me guident, je les laisse s’exprimer. Ils me quittent, ils s’écrivent pour mieux lui parler. Je décide : je laisse le verbe écrire sa propre histoire, je ne lui parle pas, je lui écris. J’ai le projet de lui remettre une lettre..

     

     

     

     

    Cher Monsieur, voyez ce texte comme « un petit jeu sans conséquence »…

    Qui se cache derrière l’homme d’écrits et de cinéma, qui passe devant nos yeux, le pas lent ? Qui se régale d’une petite main dans la sienne, faite du verbe naissant et de sourires ? Qui est cet homme discret, au regard doux, et mélancolique, au phrasé mesuré? Il est tantôt un homme de terrain, tantôt un homme de bureau, qui aime se placer là où l’on ne l’attend pas. Moi, je ne l’attendais pas non plus. Pourtant, plus le temps avance, plus je le connais sans le savoir, le lis sans trouver ses lignes, l’entends sans jamais l’avoir écouté.

    Depuis les années 80, où je l’ai vu tous les jours, aux émissions de l’après-midi - l’assiette anglaise était ma tasse de thé - en passant par celles du soir, que je ratais, pour cause d’école, je me souviens de cette voix familière qui résonne, de cet homme quotidien.

    Les années passent, mon œil grandit, mon verbe aussi. Je redécouvre celui que j’avais laissé de côté, de l’autre côté de la caméra. Et là, je vois enfin en lui, tout ce que le journal télévisé, ou les émissions littéraires avaient seulement laissé entrevoir : un monde subtile, de la noirceur dans un gant de douceur. Un humour qui pique, des dialogues aiguisés, des acteurs qui grincent, des personnages malicieux, du cinéma humoristique, ou bien cérébral, hitchcockien,  où le rire jaune frappe l’ennui noir, où le clair-obscur n’est pas qu’éclairage, il se fait décor, et devient un mode de penser, le sien.

    Le clair-obscur de la psychologie humaine est sa quête depuis les premiers mots. Quand la caméra initie la rencontre, le clair-obscur endosse le verbe avant d’épouser l’acteur, qui lui-même divorce du mot, sitôt dit. Que ce soit dans une comédie, un thriller, un film littéraire, ou théâtral, le doux mélange de la lumière et de la nuit se répand. Il n’aime pas le cinéma facile. Cet homme est double, et aussi curieux que cela puisse paraître, il habite le monde des verseaux, comme moi. Créatures sont tantôt claires, tantôt sombres, elles savent contempler l’existence comme un terrain de jeu et de création, mais ont aussi le don d’être le filtre des travers humains.

    Ses mille et un visages appellent des visions qui se superposent. Je le vois, comme James Ivory le ferait, finir ses jours auprès de sa tendre, dans un cottage isolé en campagne anglaise. Intéressé par les rumeurs du village voisin, il en adapterait des nouvelles. Ou comme Woody Allen, je le vois à New York, regardant du haut d’un building la frénésie du monde. Il en ferait une chronique intitulée « La vie d’en bas » ou «Street up». Ou encore comme Jean-Pierre Jeunet, assis à la terrasse d’un salon de thé, en éternel observateur de la vie. Il défragmenterait la vie des passants, scruterait celle des habitués et en ferait des courts-métrages. Pour lui, la vie n’a pas d’âge.

    Personne ne se cache derrière cet homme. Comme je vois le mot, je vois en lui, et lui rend hommage, avec enthousiasme. L’innocence de mon geste trouvera un écho en lui, et le son de mes mots se mêlera aux siens pour me répondre, je l’espère..

    Je rejoins la vision de Michel Onfray, en l’adaptant à l’écriture. Je vis le mot comme une philosophie épicurienne. Je suis une épicurienne du verbe. Ou comme François Lelord, je fais mon voyage d’Hector. Je reformulerai sa pensée concernant l’amour ainsi (« Pensée n°20 : l’amour, c’est toujours voir la beauté de l’autre quand les autres ne voient plus ») :

     

    L’épicurisme du verbe, c’est toujours voir la beauté du mot quand les autres ne voient plus.

     

    Une fois, je croise son enfant, qui m’adopte, spontanément, deux fois, je caresse le projet, lointain, d’écrire un texte sur l’homme, trois fois, j’écris un poème, des dizaines de fois les mots je vois. Je sais une chose aujourd’hui. Je ne sais pas ce qu’est le destin, mais ce texte croisera son chemin, pour un rien, pour un bien. Le mot est le meilleur messager pour saluer une habitude de vie partagée, une douceur de gentleman anglais, une présence, un éternel sourire intérieur.

    Cher Bernard, j'ai aimé vos bonjour, mais je n'ai pas aimé votre au-revoir..

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  • FAITES-VOUS PLAISIR !

     
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    Il est de ces films si réussi avec des mots que seul le silence pourrait aussi bien animer…

     

    Oui, voici un petit bijou du cinéma français. Une réelle bonne surprise. Un humour franc, visuel, simple, presque naïf, des scènes qui rebondissent, des regards qui en disent long, des mains qui ne se touchent pas, des dialogues ciselés à la Guitry, une lenteur de dicton à la Audiard, des situations à la Tati ou à la Blake Edwards. Oui, on est à La Party, et qu’est ce qu’on rit !

    Godrèche est magnétique, Mouret énigmatique, Bel envoûtante (la Blonde de Canal). Une première scène longue, un dialogue de couple à la Lelouch, nous voici propulsé en cinq minutes dans l’univers poétique d’Emmanuel Mouret, où l’homme est naïf et gentil, en quête de l’amour partagé, au cœur sincère, mais maladroit, aux yeux noirs, mais au cœur d’or.

     

    Fais-moi plaisir est un conte moderne, dans lequel Ariane (F. Bel), demande à Jean-Jacques (E. Mouret) de tester leur amour et de le fortifier, au risque de le perdre. Nous n’en dirons pas plus, la suite, c’est dans la salle la plus proche. C’est une comédie vivante et vibrante, qui nous tient en haleine pendant 1h30, dans une lenteur magnifique et contrôlée, sans jamais faillir, toujours dans la finesse, laissant place au marivaudage décomplexé, à l’élégance du geste, et à un regard candide sur l’amour jeune et urbain.

     

    Faites-vous plaisir, écoutez, savourez, dans le noir, ce film.. lumineux.

     

    Mais qui est-il ?

    Emmanuel Mouret est diplômé de la FEMIS, l’école de cinéma, il est acteur, réalisateur, scénariste de films remarqués comme : « Les bureaux de Dieu » (2008), « Un baiser s’il vous plaît » (2007), « Changement d’adresse » (2006). (Source Allociné)

     

    « Fais-moi plaisir » d’Emmanuel Mouret

    Avec Emmanuel Mouret, Judith Godrèche, Frédérique Bel. Dans tous les bons cinémas en France

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  • HOME SWEET HOME

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    Yann-Arthus Bertrand est un esthéticien, il prend soin du visage de la terre,

    et donne à ses traits l’éclat nécessaire à une vraie prise de conscience

    que l’on espère internationale.

    Il filme notre terre comme une œuvre d’art. Il le dit, « j’ai fait mon film comme un opéra, un spectacle pour toucher un maximum de personnes ». Comme si il fallait passer par une expérience esthétique, et culturelle pour attirer notre regard ! Il a raison, l’homme est sensible à la beauté. Là, il n’est pas question de montrer des images choquantes, mais de mettre des mots justes sur des images parlantes. Le choc est dans notre capacité à détruire…

    Il a l’œil juste et cultivé, et il a le courage de voir le monde tel qu’il est, et de nous le montrer. Nous nous extasions devant les produits culturels, création des hommes, mais la première matière culturelle est la terre et ses beautés, là bien avant l’homme. Nous avons oublié et méprisé la splendeur de ce monde, le grand spectacle de la nature, ses luxes, ses richesses naturelles.

     

    Créons un gouvernement écologique mondial à responsabilité illimitée, et offrons-nous une vraie chance de cultiver notre planète…autrement. Observons du ciel et agissons sur terre. Il est bien assez tôt pour rester optimiste !

     

    Méditons :  « Tous les organismes vivants boivent la même eau depuis le début de la vie sur terre, et cette eau garde une masse stable qui se renouvelle chaque jour »

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